2017/09/11 20:30 KST

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L'ancien chancelier allemand Schröder console les «femmes de réconfort» sud-coréennes

GWANGJU, Corée du Sud, 11 sept. (Yonhap) -- L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder a rendu visite ce lundi à des anciennes victimes de l'esclavage sexuel pratiqué par l'armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale et a dit regretter que le Japon refuse de s'excuser pour ses méfaits commis en temps de guerre.

Schröder est arrivé à la Maison du Partage dans l'après-midi, un refuge pour «femmes de réconfort» situé dans les environs de Séoul. Il y a rencontré quatre anciennes victimes, toutes nonagénaires, dont Lee Ok-sun et Lee Yong-soo. Seules 35 de ces femmes sont encore en vie.

«Il est regrettable que le Japon n’ait pas eu le courage de parler de la violence (qu’il a commise) ou de parler à celles qui ont été sacrifiées par la brutalité de la guerre», a dit l’ancien homme politique allemand.

«La violence imméritée infligée à ces femmes est irréversible. Je suis triste de rencontrer de telles personnes. Le monde a besoin de connaître cette histoire douloureuse», a ajouté Schröder.

Il a appelé le Japon à admettre sa culpabilité et à s'excuser pour ce qu'il a fait, puisque tel est le dernier souhait des victimes, qui ont dit simplement vouloir que le passé soit reconnu. «Je voudrais moi aussi que cela arrive de mon vivant.»

L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder aux côtés de  Lee Yong-soo et Park Ok-sun à la Maison du Partage à Gwangju ce lundi 11 septembre 2017.
L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder aux côtés de Lee Yong-soo et Park Ok-sun à la Maison du Partage à Gwangju ce lundi 11 septembre 2017.

mathieu@yna.co.kr

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