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2017/03/09 11:07 KST

«L'ambassadeur néerlandais a pris une décision difficile mais bonne»

Remco Breuker, professeur d'études coréennes de l’université de Leyde, aux Pays-Bas
Remco Breuker, professeur d'études coréennes de l’université de Leyde, aux Pays-Bas

SEOUL, 09 mars (Yonhap) -- Remco Breuker, professeur d’études coréennes de l’université de Leyde, aux Pays-Bas, a souligné ce jeudi que le régime nord-coréen a besoin de commettre des violations des droits de l’Homme comme l’assassinat de Kim Jong-nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, pour maintenir le pouvoir.

«La position claire du gouvernement et de la société civile des Pays-Bas sur la question des atteintes aux droits de l’Homme par le régime nord-coréen est que celui-ci doit reconnaître les droits humains», a déclaré le professeur néerlandais dans une interview écrite accordée à l’agence de presse Yonhap.

Historien de la Corée et de l’Asie du Nord-Est, Breuker se focalise depuis ces derniers temps sur les violations des droits de l’Homme en Corée du Nord.

En effet, l’ambassadeur des Pays-Bas en Corée du Sud, A.J.A. Embrechts, aurait aidé la famille de Kim Han-sol, fils de Kim Jong-nam, à se protéger.

Cheollima Civil Defense, organisation qui aurait aidé Kim Han-sol à trouver refuge avec sa sœur et sa mère, a exprimé ses remerciements aux gouvernements néerlandais, chinois et américain et à un gouvernement inconnu et, en particulier, à l'ambassadeur Embrechts pour sa «réponse rapide et forte» à la demande soudaine d'aide.

L'ambassadeur a fait ses études supérieures dans l'établissement où le professeur enseigne. Les deux hommes se connaissent depuis une vingtaine d’années, a confié Breuker.

«Je pense que l'ambassadeur a pris une décision difficile mais bonne (de venir en aide à la famille de Kim)», a estimé le professeur.

Il a en outre noté que l’assassinat de Kim Jong-nam qui a été tué le 13 février dernier à l'aéroport international de Kuala Lumpur, en Malaisie, après avoir été attaqué à l’arme chimique VX, devait être considéré comme un acte de provocation de la Corée du Nord, tout en soulignant l'urgence d’une réponse.

Cela dit, il s’est montré sceptique quant à la possibilité de remédier vraiment à cette situation urgente : «Tant que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un restera au pouvoir, on ne pourra empêcher un tel incident de se produire à nouveau.»

De même, il a fait part de ses inquiétudes profondes sur la possibilité de voir la Corée du Nord mobiliser des travailleurs nord-coréens à l’étranger pour des opérations d’assassinat, en critiquant les pays de l’Union européenne qui embauchent des ouvriers nord-coréens.

lsr@yna.co.kr

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