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2012/08/22 19:34 KST

(LEAD) Dokdo : Le Sud a décidé de renvoyer la lettre de protestion du Japon

SEOUL, 22 août (Yonhap) -- La Corée du Sud a décidé de renvoyer la lettre de protestation adressée par le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda au président Lee Myung-bak au sujet de sa visite sur les îlots sud-coréens de Dokdo et de ses propos à l'égard de l'empereur du Japon, ont fait savoir aujourd’hui des responsables.

  
La lettre de Noda, qui a été remise vendredi dernier à l’ambassade de Corée à Tokyo, qualifie de regrettable la visite de Lee à Dokdo le 10 août, de même que ses remarques selon lesquelles l’empereur japonais Akihito devrait d'abord s'excuser pour la domination coloniale du Japon de 1910 à 1945 avant toute visite en Corée du Sud.

  
Le gouvernement japonais a rapidement divulgué le contenu de la lettre, un geste qui a été largement dénoncé en Corée du Sud comme une gaffe diplomatique, le sentiment dominant étant que cette lettre a été utilisée à des fins de politique intérieure.

  
Le Sud a réfléchi sur la suite à donner à cette lettre, afin de décider s’il fallait l’ignorer, la renvoyer ou envoyer une lettre de réponse réfutant les revendications du Japon sur Dokdo. Les responsables ont indiqué avoir pesé soigneusement le pour et le contre de chacune de ces options, sur la base du droit international et des avis d’experts en diplomatie. De l'avis général, il serait absurde pour le président de reconnaître officiellement cette lettre et d'y répondre, dans la mesure où elle contient des erreurs de fait.

  
«La lettre affirme que le président Lee a débarqué sur Takeshima, mais le président Lee ne s’est rendu pas à Takeshima car c'est Dokdo qu’il a visité», a fait savoir un haut responsable du bureau présidentiel. «Il n’est pas sérieux de répondre à ce qui ne constitue pas un fait ... Selon la plupart des opinions, nous devons la renvoyer.» Takeshima est le nom donné par le Japon à Dokdo. Le Sud devrait donc renvoyer la lettre de Noda au Japon dès demain.

  
Un autre officiel a indiqué que le gouvernement avait également pris en compte le fait qu'il s'agit de la première fois que le Premier ministre japonais revendique Dokdo dans une lettre adressée au président sud-coréen et l’acceptation de cette lettre par Séoul pourrait alors créer un précédent.

  
Interrogé quant à l’éventualité d’une gaffe diplomatique en cas de renvoi de la lettre, le responsable a répondu que le pays n’allait pas modifier ses principes, juste à cause de cette préoccupation, ajoutant que le Japon semblait également avoir violé les usages diplomatiques en envoyant cette lettre.

  
Ce mardi, le gouvernement japonais avait officiellement proposé au Sud que les deux pays soumettent ensemble la question de Dokdo à la Cour internationale de justice (CIJ), une proposition que la Corée du Sud a immédiatement rejeté en précisant qu’elle ne méritait aucune attention. Selon des responsables, le gouvernement examine avec soin cette proposition et envisage de transmettre officiellement sa réponse négative au Japon.

   catherine@yna.co.kr
(FIN)