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2012/07/25 09:52 KST
Le trafic de femmes coréennes est un «fait», affirme Washington


WASHINGTON, 24 juil. (Yonhap) -- Dans la perspective de clarifier sa position sur une question sensible de l’histoire entre la Corée du Sud et le Japon, le gouvernement américain a affirmé ce mardi que le trafic de femmes coréennes par le Japon pour des services sexuels pendant la Deuxième Guerre mondiale était un «fait» indéniable.

  
«Ces femmes ont fait l’objet d’un trafic à des fins sexuelles», a tranché un membre du département d’Etat face à un journaliste de l’agence Yonhap. Celui-ci a ajouté que la manière de caractériser ce sujet était plus importante que la terminologie pour décrire les victimes.

  
«Plutôt que de se focaliser sur l’appellation des victimes, nous préférons soulever le fait que c’était une violation des droits humains à grande échelle», a souligné l’officiel ne souhaitant pas être identifié.

  
Ce dernier réagissait à des rapports récents de médias sud-coréens relevant que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a instruit son département d’utiliser la formulation «esclaves sexuelles forcées» à la place de «femmes de réconfort».

  
Les historiens s’accordent à dire que le gouvernement japonais a organisé l’esclavage et le viol de plusieurs centaines de milliers de Coréennes et autres femmes asiatiques durant la période coloniale.

  
Les autorités japonaises sont de leur côté réticentes à aborder la question alors que la Chambre des représentants des Etats-Unis s’apprête à marquer le cinquième anniversaire ce mois-ci de l’adoption de la résolution sur les femmes de réconfort.

  
Cette résolution appelle le Japon à «admettre, présenter des excuses et accepter sa responsabilité historique de manière officielle, clair et explicite» pour sa «coercition de jeunes femmes à l’esclavage sexuel».

  
xb@yna.co.kr
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