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2012/07/12 10:20 KST

(Interview Yonhap) Kathleen Stephens : les Etats-Unis pas «pris en sandwich» entre la Corée et le Japon

Kathleen Stephens au cours d`une interview accordée à Yonhap au département d'Etat
WASHINGTON, 11 juil. (Yonhap) -- Kathleen Stephens, personnalité symbolique dans les relations sud-coréano-américaines de ces dernières années, a souligné ce mercredi que les alliances de Washington avec Séoul et Tokyo n'étaient pas un jeu à somme nulle.

  
Les gains du Japon ne signifient pas des pertes pour la Corée ou inversement, a-t-elle affirmé. Elle a également rejeté l’idée selon laquelle les Etats-Unis sont coincés entre le Japon qui semble chercher à accroître le rôle de ses forces d’autodéfense et la Corée du Sud, inquiète de l’éventuel retour de l’impérialisme militaire du Japon.

  
«Je pense que ce qui est considéré comme vrai depuis longtemps est toujours nos principes directeurs qui sont loin de se sentir pris en sandwich», a déclaré Stephens, haute diplomate américaine, lors d’une interview qui s’est déroulée au département d’Etat, la première du genre avec la presse coréenne depuis la fin de son mandat de trois ans en tant qu’ambassadrice à Séoul.

  
«Les Etats-Unis tiennent beaucoup à l’alliance étroite avec la République de Corée, bien sûr, et aussi à notre alliance étroite avec le Japon», a-t-elle répondu à la question portant sur la possibilité que l’alliance Séoul-Washington soit affectée par les relations entre Tokyo et Séoul, souvent épineuses.

  
Stephens a noté que les Etats-Unis comprenaient les «problèmes historiques» qui caractérisent les relations entre la Corée du Sud et le Japon.

  
En outre, elle a souligné que le Japon devait redoubler d’efforts pour résoudre la question des femmes coréennes qui ont été réduites à l’esclavage sexuel pour les soldats japonais lors de la Seconde Guerre mondiale.

  
«Il est clair que les femmes coréennes qui ont été forcées à servir d’esclaves sexuelles durant cette période ont été victimes de sérieux dégâts et de violations effroyables de leurs droits humains et que c’est un chapitre très douloureux qui n’a pas été oublié», a dit Stephens en donnant son point de vue et aussi celui du gouvernement.

  
«Je pense qu’il est très important pour le Japon de continuer de chercher des moyens de résoudre cela» pour forger une relation constructive avec la Corée du Sud, a-t-elle ajouté.

  
A propos de la Corée du Nord, Stephens a confié que c’était une «chose pénible» de voir les Nord-Coréens souffrir sans nouvelles opportunités en tant que citoyens du XXIe siècle.

  
«Nous souhaitons essayer de continuer d’envoyer le message disant que nous sommes prêts à voir un futur différent pour la Corée du Nord», a-t-elle lancé.

Stephens qui enseigne actuellement à l’université Georgetown ne s’est pas étendue sur ses projets futurs. Elle s’est contentée simplement de souligner sa volonté de faire tout et d’aller partout pour contribuer aux relations coréano-américaines.

   lsr@yna.co.kr
(FIN)