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2012/07/11 21:20 KST
Pourparlers pour la libération d'un militant sud-coréen détenu en Chine


SEOUL, 11 juil. (Yonhap) -- Des pourparlers sont en cours pour faire libérer le militant sud-coréen Kim Young-hwan, actuellement détenu en Chine avec trois autres militants pour avoir prétendument aidé des transfuges nord-coréens, ont fait savoir aujourd'hui de nombreuses sources diplomatiques à Pékin.

  
Les sources ont ainsi infirmé les informations communiquées auraparavant à Séoul qui affirmaient que Kim Young-hwan, chercheur principal au sein du Mouvement pour la démocratie en Corée du Nord et les droits de l'Homme, ainsi que trois autres militants sud-coréens, avaient été libérés et rentreraient à Séoul prochainement.

  
«Des pourparles sont actuellement en cours avec les autorités chinoises en vue de faire libérer les militants», a indiqué une source basée en Chine. «Mais ils sont toujours en détention.»

«Nous n'avons pas encore eu de nouvelles de la Chine en ce qui concerne l'heure de la libération», a fait savoir un responsable du ministère des Adffaires étrangères.

  
Plus tôt dans la journée, une source de Séoul proche des services de renseignements nord-coréens en Chine avait indiqué que les quatre militants avaient apparemment quitté Dandong pour se rendre à Shenyang, les autorités sud-coréennes étant en train de les interroger au sujet de leur détention. La source a également précisé que Kim et son groupe seraient rapatriés en Corée du Sud après leur interrogatoire.

  
Les quatre militants sud-coréens arrêtés le 29 mars dernier dans la ville de Dalian, au nord-est de la Chine auraient été accusés d’avoir porté atteinte à la sécurité nationale chinoise, ce qui est généralement sanctionné par de lourdes peines.

  
On estime que cette arrestation est en relation avec leurs activités pour aider les transfuges nord-coréens cachés en Chine du Nord et améliorer la condition des droits de l'homme au Nord.

Ce mardi, une source diplomatique locale avait indiqué que la libération des militants aurait lieu avant ou après la visite du ministre de la Sécurité publique chinoise Meng Jianzhu à Séoul, plus tard dans la semaine. Selon la source, la Chine aurait cherché à éviter de nouveaux problèmes en inculpant Kim, au risque de voir ses activités étalées au grand jour.

  
Meng doit arriver à Séoul jeudi pour une visite de trois jours, au cours de laquelle il s'entretiendra entre autres avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Kim Sung-hwan, selon le MOFAT.

  
La Chine, allié majeur du Nord, a pour habitude d'expulser les transfuges nord-coréens capturés sur son territoire. Des militants et des parlementaires de Corée du Sud ainsi que dans d'autres pays ont intensifié leur pression sur Pékin afin de faire cesser ces rapatriements forcés.

   catherine@yna.co.kr
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