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2010/03/11 11:17 KST
Les experts américains discutent du délai du transfert du contrôle opérationnel en temps de guerre


Washington, 10 mars (Yonhap) -- Certains experts américains exigent un retard du plan de transfert du contrôle opérationnel en temps de guerre (OPCON) prévu pour le mois d'avril 2012 ou la révision de ce plan.

  
Un directeur de recherche américain de l'Institut Brookings, Michael O'Hanlon, a demandé le délai ou la révision de la question sur le transfert du contrôle opérationnel en temps de guerre dans un article publié sur Internet le 3 mars dernier.

  
Selon le chercheur, si le plan est mis en œuvre, le système en cours selon lequel un général américain doit prendre les commandes des forces armées des deux pays en cas de guerre, et ce quelque soit le scénario de guerre contre la Corée du Nord, doit être dissous. Il propose à la place une nouvelle approche où chaque pays aurait ses propres unités de commandement militaire avec bien sûr des efforts de coordination. Cela signifie que la Corée du Sud aurait beaucoup plus de contrôle direct sur les opérations militaires. Le souci est que, pour un certain nombre de raisons pratiques, 2012 pourrait se révéler trop tôt pour un tel changement.

  
"Si ces préoccupations sont justifiées, Washington et Séoul doivent être prêts à retarder la date du transfert du contrôle opérationnel. Mais, à mon sens, le concept de base de diviser le commandement n'a jamais eu de sens et peut-être devrait même être éliminé. Cela viole le principe fondamental d'unité de commandement. La tragédie d'Iran, la tentative de sauvetage des otages de 1980, où aucun commandement militaire unique n’avait pris contrôle de la situation, s’est mal terminée pour cette raison. Les États-Unis ont consacré trois décennies à tenter de renforcer ce principe dans sa propre armée et avec ses principaux alliés", a affirmé Michael O'Hanlon.

  
Les principaux moteurs de ce plan incluent le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le président sud-coréen de l’époque, Roh Moo-hyun. Le plan n’avait pas fait beaucoup de bruit au début. Mais, frustré par la résistance de la Corée du Sud face à la diplomatie américaine et au déploiement des forces américaines en Corée, Rumsfeld avait trouvé dans ce plan un moyen d'affaiblir la Corée du Sud et de minimiser l'alliance américano-sud-coréenne.

  
Pour sa part, Roh a tenu à affirmer les prérogatives coréennes, en particulier contre une administration américaine opposée à ses idées. C’est pourquoi, il s’était montré favorable à ce plan, pensant faire progresser la souveraineté de son pays.

  
"Les relations entre Séoul et Washington se sont aujourd’hui améliorées et sont meilleures que pendant les années George W. Bush", souligne O'Hanlon.

  
Le président Lee Myung-bak et le président Obama ont établi des relations solides et des responsables comme le secrétaire adjoint d'Etat Kurt Campbell, le secrétaire adjoint à la Défense Wallace Gregson, l’amiral Robert Willard, commandant du Commandement du Pacifique, ainsi que les responsables américains en Corée du Sud et leurs homologues coréens font un travail solide de gestion de l'alliance. Aussi, la Corée du Sud a pris de nouvelles initiatives pour contribuer à la mission militaire en Afghanistan dirigée par les Etats-Unis.

  
"L'examen d'un retard du plan OPCON et même une révision fondamentale de celui-ci doivent être considérés comme un signe de confiance et de maturité au sein de l'alliance plutôt que l'inverse", a conclu Michal O'Hanlon.

  
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