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Fin du sommet de Copenhague : un bilan non satisfaisant mais pas de pertes côté coréen
Copenhague, 20 déc. (Yonhap) – La 15ème Conférence des pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a donné naissance à ‘l‘accord de Copenhague’. La Corée du Sud estime ne rien avoir perdu au cours de ces négociations.
En particulier, le fait que la Corée du Sud n’intègre pas le groupe des pays ayant l’obligation de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (pays visés à l’annexe 1) est un signe plutôt favorable. Certains pays développés exigeaient que la Corée du Sud change de statut pour intégrer le groupe des pays industrialisés (annexe 1), tenus de réduire leurs émissions.
Sur la période 1990-2005, la Corée du Sud a enregistré une hausse de 99 % de ses émissions de gaz à effet de serre, se plaçant à la première place des pays de l’OCDE et à la 11ème pour les pays émetteurs de ces gaz dans les années 90. Certains observateurs avaient fait remarquer que, au vu des statistiques, il serait difficile à la Corée du Sud de maintenir son statut de pays en voie de développement.
Aussi longtemps que la Corée du Sud restera en dehors du groupe des pays visés à l’annexe 1, il lui sera possible de bénéficier d’une certaine marge de manoeuvre lui permettant de fixer elle-même ses objectifs de réduction de ses émissions ainsi que les politiques à mettre en œuvre pour les atteindre.
Selon un responsable de la délégation sud-coréenne à Copenhague, "la volonté de la Corée du Sud de réaliser des efforts volontaires consistant à fixer des objectifs de réduction de 30% d’ici à 2020 par rapport au BAU (Business as Usual), terme utilisé pour décrire la limite des émissions de gaz sans changement d’activité, s’est révélée être un aspect positif en ce qui concerne le maintien du statut de la Corée en tant que pays en voie de développement".
Le maintien des négociations parallèles entre le Groupe de travail spécial de l’action concertée à long terme au titre de la Convention (AWG-LCA) et le Groupe de travail spécial des nouveaux engagements pour les parties visées à l’annexe 1 au titre du Protocole de Kyoto (AWG-KP) jouera également un facteur positif pour la Corée du Sud, parce que la plupart des pays développés ont réclamé un accord unique et contraignant dont le but serait d’imposer l’application de mesures permettant d’ atteindre les objectifs qui y sont fixés.
Malgré tout, la Corée du Sud devra probablement apporter sa contribution à l’aide financière internationale à destination des pays en voie de développement, et atteindre l’objectif qu’elle s’est volontairement fixée en vue de la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.
jhoh@yna.co.kr (FIN)
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