2017/09/28 16:06 KST

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Séoul cherche à rassembler les dirigeants de l'Asie du Nord-Est à PyeongChang en 2018

Le président Moon Jae-in et son homologue chinois Xi Jinping échangent une poignée de main le jeudi 6 juillet 2017 à l'hôtel InterContinental Berlin, avant leur sommet bilatéral.
Moon et Xi

Le président Moon Jae-in et son homologue chinois Xi Jinping échangent une poignée de main le jeudi 6 juillet 2017 à l'hôtel InterContinental Berlin, avant leur sommet bilatéral.

SEOUL, 28 sept. (Yonhap) -- En invitant les dirigeants des principaux pays de l’Asie du Nord-Est aux Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang 2018, la Corée du Sud cherche à faire de cet événement sportif international un haut lieu de la diplomatie.

Lors de ses rencontres avec eux en marge du Forum économique oriental à Vladivostok plus tôt ce mois-ci, le président a invité en personne le Premier ministre japonais Shinzo Abe et le président russe Vladimir Poutine à venir assister aux prochains JO que la Corée du Sud accueillera du 9 au 25 février de l’année prochaine dans la ville alpine de PyeongChang.

Moon a également adressé une invitation officielle au président chinois Xi Jinping durant leur sommet qui a eu lieu en juillet dernier à Berlin.

Au cours de son intervention à la tribune des Nations unies la semaine dernière, le président a fait part de son souhait de faire des JO de PyeongChang «une opportunité pour promouvoir la paix et la coopération économique en Asie du Nord-Est».

A cette occasion, il a aussi invité les chefs d’Etat et de gouvernement à travers le monde à venir à PyeongChang, en soulignant que «les pas que vous ferez deviendront une marche pour la paix».

Cela dit, les participations réelles des dirigeants invités de la région restent à être confirmées, selon le ministère des Affaires étrangères.

Le président Moon Jae-in pose pour une séance photos avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe le jeudi 7 septembre 2017 à l'université fédérale d'Extrême-Orient à Vladivostok en Russie, après avoir offert à ce dernier les mascottes des Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang, Soohorang (tigre blanc) et Bandabi (ours noir).
Mascottes de PyeongChang

Le président Moon Jae-in pose pour une séance photos avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe le jeudi 7 septembre 2017 à l'université fédérale d'Extrême-Orient à Vladivostok en Russie, après avoir offert à ce dernier les mascottes des Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang, Soohorang (tigre blanc) et Bandabi (ours noir).

Le président chinois et le Premier ministre japonais auront de bonnes raisons d’y participer comme Tokyo sera le pays hôte des prochaines olympiades d’été de 2020 et Pékin des JO d’hiver de 2022. Ils pourraient s’intéresser à la manière dont leur pays voisin organise la prochaine manifestation sportive en vue de préparer leur propre événement.

Un média japonais a rapporté en juillet qu’Abe examinait positivement l’invitation de Moon et une éventuelle visite en Corée du Sud au cours de la prochaine grande messe des sports hivernaux.

Lors des JO de Séoul de 1988, le Premier ministre japonais de l’époque, Noboru Takeshita, est venu dans la capitale sud-coréenne. Kim Dae-jung et Junichiro Koizumi, respectivement président sud-coréen et Premier ministre japonais de l’époque, se sont envolés chacun vers le pays partenaire quand les deux voisins ont coorganisé la Coupe du monde de football de 2002.

Bien que le voyage de Xi en Corée du Sud reste incertain sur fond de conflit diplomatique autour du déploiement du système de défense antimissile à haute altitude THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), un rassemblement entre les dirigeants de la Corée du Sud, de la Chine, du Japon et de la Russie pourrait représenter une véritable aubaine pour la paix régionale à un moment où le programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord constitue une menace grandissante pour la stabilité régionale.

Si la Corée du Nord décide d’envoyer des athlètes au prochain événement, les JO de PyeongChang revêtiront une plus grande importance.

«Les JO devraient se présenter comme une opportunité importante pour bâtir la paix sur la péninsule coréenne comme les JO sont aussi un symbole de paix», a noté un officiel du ministère. «Les invitations du président adressées aux chefs d’Etat et de gouvernement entrent dans le cadre des efforts destinés à envoyer un message d’aspiration à la paix sur la péninsule coréenne et rassembler le soutien pour cela», a-t-il ajouté.

«Comme la Chine et le Japon sont les pays organisateurs des prochaines olympiades, les JO de PyeongChang pourraient favoriser la coopération entre les trois pays d’Asie du Nord-Est.»

lsr@yna.co.kr

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