2017/06/08 12:00 KST

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Trente jours de Moon : le président conscient des problèmes et des possibilités

Le président Moon Jae-in  salue de la main des citoyens lors d'un défilé en voiture sur le chemin du palais présidentiel Cheong Wa Dae, le mercredi 10 mai 2017, après avoir prêté serment à l'Assemblée nationale.
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Le président Moon Jae-in salue de la main des citoyens lors d'un défilé en voiture sur le chemin du palais présidentiel Cheong Wa Dae, le mercredi 10 mai 2017, après avoir prêté serment à l'Assemblée nationale.

SEOUL, 08 juin (Yonhap) -- Un mois après son investiture, le président Moon Jae-in a acté l'aspiration du peuple pour le changement en entamant, selon ses critiques, des changements sensationnels voire radicaux.

Il a dû cependant aussi reconnaître certaines limitations, en partie à cause de la majorité que contrôle l'opposition à l'Assemblée nationale.

L'élection présidentielle ayant été organisée de manière anticipée suite à la destitution de l'ex-présidente Park Geun-hye, Moon a dû prendre ses fonctions immédiatement après l'élection le 10 mai, sans période de transition qui lui aurait permis de constituer son gouvernement avant d'accéder au pouvoir.

Seuls sept membres de son cabinet sur 19 ont été nommés jusqu'à présent. De ces derniers, seul le Premier ministre Lee Nak-yon a vu, pour l'instant, sa candidature avalisée par l'Assemblée. Deux auditions de confirmation parlementaire auront lieu cette semaine et quatre la semaine prochaine.

L'administration du président ne sera donc au complet que dans plusieurs semaines au mieux, voire dans quelques mois.

Les 120 sièges, sur 300, que détient le parti Démocrate de Corée, le parti au pouvoir, à l'Assemblée obligent le chef de l’État à composer avec l'opposition.

Le nouveau président jouit d'une popularité record en ce début de mandat. Son attitude après l'élection a souvent été décrite comme «humble» et «terre-à-terre». Une semaine après son investiture, 74,8% des 1.516 répondants interrogés par Realmeter ont dit s'attendre à ce que Moon fasse du bon travail.

Sa cote de popularité avait même atteint 87%, selon Gallup Korea, quand il a pris dans ses bras une jeune femme dont le père avait été tué le jour de sa naissance par l'armée, qui réprimait le mouvement démocratique à Gwangju le 18 mai 1980.

Après 30 jours au pouvoir plutôt réussis, Moon devrait désormais tourner son attention vers les relations extérieures et la Corée du Nord. Il tiendra un sommet avec le président américain Donald Trump à Washington plus tard ce mois-ci, qui sera son premier sommet en tant que chef de l’État.

Le nouveau président a aussi fait part de son intention de reprendre les pourparlers à six sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, qui sont à l'arrêt depuis la fin de l'année 2008. Les pourparlers concernent les deux Corées, les États-Unis, le Japon, la Chine et la Russie.

mathieu@yna.co.kr

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