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2016/11/17 18:11 KST

(FOCUS) Park, dans la tourmente, tente de stabiliser le pays

SEOUL, 17 nov. (Yonhap) -- La présidente Park Geun-hye a tenté, depuis le début de l'affaire Choi Soon-sil, de calmer la colère de la population et d’apaiser l'opposition au moyen d'excuses officielles, d'un remaniement de son cabinet et d'offres de dialogue avec les principaux dirigeants politiques.

Bien qu'elle ait refusé de démissionner, elle a accepté de laisser un Premier ministre désigné par l'Assemblée nationale prendre le contrôle de facto de son cabinet, ce que rejette l'opposition, qui veut qu'elle démissionne, respectant ainsi la volonté du peuple. Plus d'un million de personnes ont manifesté samedi à Séoul contre la présidente, qui souffre d'une cote de popularité des plus basses, entre 5 et 10%.

«Il est problématique que l'opposition critique la gestion normale des affaires de l’État par la présidente», a déclaré un responsable du bureau présidentiel à l'agence de presse Yonhap, sous couvert d'anonymat.

Après ces tentatives d'apaisement infructueuses, la présidente tente désormais de normaliser les affaires de l’État. «La présidente croît fermement qu'elle doit jouer son rôle de chef de l’État, même si la nation entière la blâme (pour le scandale)», a déclaré un autre conseiller présidentiel, qui a ajouté que toute décision aboutissant au renoncement de son autorité et à sa démission serait contraire à la constitution.

Signe de sa volonté de continuer à diriger le pays, Park a nommé mercredi un nouveau vice-ministre des Affaires étrangères et un nouveau vice-ministre de la Culture jeudi. Elle a de plus ordonné qu'une enquête «exhaustive» soit menée autour de la construction du gratte-ciel LCT, une tour de 101 étages en construction à Busan dans le sud du pays.

L'opposition a accusé Park de vouloir détourner l'attention du public en ordonnant cette enquête, qui devrait mettre en cause des ténors de l'opposition. «Il est illogique que la présidente, qui est elle-même impliquée dans un scandale, ordonne une enquête sur l'affaire LCT», s'est indigné Ki Dong-min, porte-parole du parti Minjoo.

Certains députés Saenuri opposés à la faction de la présidente considèrent entamer une procédure de destitution contre la chef de l’État. «Dites-moi s'il y a un autre moyen (de pousser Park à se retirer) autre que le processus de destitution», a demandé Kim Moo-sung, l'ancien chef du parti Saenuri, à la presse. «Puisqu'il est peu probable que Park démissionne volontairement, il n'y a pas d'autre moyen.»

mathieu@yna.co.kr

(FIN)