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2016/10/31 16:27 KST

(FOCUS) Régime de 1987 et ses 30 années : la hallyu, un nouveau ressort

SEOUL, 31 oct. (Yonhap) -- La vague de la culture pop coréenne, la hallyu, a commencé à se former avec les séries télévisées à la fin des années 1990 et a atteint sa vitesse de croisière dans les années 2000, notamment avec le succès du drama «Sonate d’hiver» (2003-2004) au Japon.

Ce succès a créé le syndrome de «Yon-sama» pour l’acteur principal de cette série télévisée, Bae Yong-joon. Ainsi la série TV coréenne a pris un élan sur le marché asiatique et a attiré l’attention de tous les âges et de toutes les ethnies, avant la popularité de la pop coréenne ou K-pop.

Les deux acteurs principaux de la série télévisée «Sonate d’hiver» (Photo d'archives)
Bae Yong-joon (à gauche) et Choi Ji-woo

Les deux acteurs principaux de la série télévisée «Sonate d’hiver» (Photo d'archives)

Après dix ans d’âge d’or de la vague coréenne auprès des Japonais et des Chinois, la culture pop coréenne a commencé à perdre du terrain en raison de la situation géopolitique autour de la péninsule coréenne, par exemple la montée de l’extrême droite au Japon affichant une hostilité contre tout ce qui vient de la Corée et le projet de déploiement du bouclier antimissile américain (THAAD) en Corée du Sud qui a aussi eu un impact négatif sur la hallyu en Chine.

Aujourd’hui, la diffusion de la culture coréenne s’amplifie de plus en plus sur les autres continents, dont l’Europe, les Etats-Unis et les pays du Moyen-Orient. Cette extension vers de nouveaux horizons nécessite un nouveau paradigme de la hallyu et une innovation de la structure de diffusion avec des contenus plus authentiques.

Affiches du drama «Les descendants du soleil» (2016) de KBS2 (Photo d'archives)
Affiches

Affiches du drama «Les descendants du soleil» (2016) de KBS2 (Photo d'archives)

▲ Série télévisée ou drama

Malgré le succès phénoménal de «Sonate d’hiver» auprès des Japonais, la hallyu au pays du Soleil-Levant s’est éteinte surtout au niveau des ventes de dramas coréens et la dernière vente date de 2012 pour «Love Rain» de KBS2 où l’acteur Jang Keun-suk a interprété le rôle principal pour 300.000 dollars par épisode.

Sur le marché chinois, l’influence géopolitique sur les liens entre les deux pays, notamment les tensions autour du déploiement du THAAD, a créé une crise et une rupture des ventes. Dans ces circonstances difficiles en Asie du Nord-Est, les marchés américain, européen et du Moyen-Orient ont émergé comme de nouveaux terrains à conquérir.

Grâce à des moyens de diffusion de contenus par le biais de nouveaux médias, les habitants du Vieux Continent commencent à voir ces contenus sur différents supports en dehors de la sphère du téléviseur.

Des séries télévisées comme «My Lawyer, Mr. Jo» (2016), «Good Doctor» (2013) de KBS2, «Bad Guys» (2014) d’OCN, «God’s Gift-14 Days» (2014) de SBS, «Reply 1997» (2012) et «Misaeng» (2014) de tvN ont été exportés vers le marché américain sous le format épisodes.

L’ouverture d’un nouveau marché appelle au renouvellement des contenus existants et il faudra donner plus de valeur universelle au lieu de continuer les mélodrames romantiques à l’eau de rose. Le producteur en chef du drama «Les descendants du soleil» (2016) de KBS2, Bae Kyung-soo, a noté qu’«il est important d’insérer des valeurs universelles et globales comme la liberté, l’égalité et la fraternité qui correspondent à l’esprit du XXIe siècle».

Un concert nuit blanche de Psy, le rappeur de «Gangnam Style» en 2015 (AP=Yonhap, Photo d'archives)
Danse du cheval

Un concert nuit blanche de Psy, le rappeur de «Gangnam Style» en 2015 (AP=Yonhap, Photo d'archives)

▲ K-pop, nécessité d’un nouvel ajustement

Un système de production de stars de la K-pop avait été fondé au début des années 2000. Des vedettes comme BoA, Rain ou le boys band TVXQ ont connu un grand succès qui a ouvert les marchés asiatiques de la K-pop. Ce phénomène de la hallyu a continué à se développer avec l’avènement de la deuxième génération de groupes idoles à la fin des années 2000.

Aujourd’hui, les contenus sous le système de production K-pop ont gagné à nouveau du terrain sans grande promotion particulière. Le rappeur Psy de «Gangnam Style» et Bangtan Boys ont même percé le mur du classement américain Billboard et ceux de la Grande-Bretagne grâce aux réseaux sociaux et à YouTube.

Le secteur de la K-pop pronostique une conception «Glocalisation» qui serait une stratégie à adopter pour l’avenir de la K-pop et la hallyu. Il s’agit d’une combinaison entre globalisation et localisation, un mixte de contenus sur mesure selon les besoins locaux mais qui passent aussi à l’échelle internationale. Une diversification de la K-pop traditionnellement concentrée sur la danse jusqu’au hip-hop, au R&B et aux ballades serait le point essentiel pour un nouveau ressort.

Le chef des équipes de production de SM Entertainment, Lee Sung-soo, a noté à ce propos que «l’évolution des médias individuels fait disparaître les cloisons entre les contenus et les genres alors si on réussit à produire des contenus authentiques et uniques à travers la convergence des contenus appelés K-pop, il peut y avoir un déplacement de ‘‘Next Hollywood’’ vers Séoul un jour».

Bangtan Boys lors de la sortie du nouvel album «Wings», le 10 octobre 2016
Nouvel album

Bangtan Boys lors de la sortie du nouvel album «Wings», le 10 octobre 2016

jhoh@yna.co.kr

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