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2016/05/13 17:03 KST

(FOCUS) Plus de 70.000 victimes coréennes dans les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki

SEOUL, 13 mai (Yonhap) -- En plein milieu de la guerre du Pacifique, un bombardier américain fit apparition dans le ciel au-dessus d’Hiroshima le 6 août 1945 pour larguer une bombe atomique, «Little Boy».

Cette bombe qui a réduit la ville en cendres a tué pas moins de 160.000 personnes dont 30.000 Coréens alors que la péninsule coréenne était sous le joug colonial japonais.

Selon des archives, plus de 690.000 personnes ont été exposées aux radiations lors des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, dont 230.000 ont trouvé la mort. Parmi ces victimes irradiées, 70.000 étaient des Coréens qui habitaient dans ces régions japonaises. Plus de 40.000 d’entre eux sont décédés alors que les 30.000 survivants souffrent aujourd'hui encore de maladies provoquées par la radioactivité.

Monument de commémoration des victimes coréennes du bombardement d'Hiroshima
Monument de commémoration des victimes coréennes du bombardement d'Hiroshima

Selon le ministère de la Santé et des Affaires sociales, le pays compte sur son sol un total de 2.501 victimes de ces bombardements atomiques qui constituent la première génération de survivants de ces tragédies. Selon l’âge, les septuagénaires sont les plus nombreux (72%) devant les octogénaires (22,6%).

Les cicatrices de ces bombardements sont d’autant plus profondes que les conséquences devraient se poursuivre à travers les prochaines générations. Le nombre de victimes de la deuxième génération est estimée à plus de 7.600 personnes et rien ne garantit qu’il n’y aura pas de victimes au sein de la troisième génération.

Depuis 1996, le ministère de la Santé cherche à aider les victimes de la bombe A à recevoir des soins de santé en accordant des subventions à la Croix-Rouge sud-coréenne.

Notamment, un centre d’accueil des victimes des bombardements atomiques a ouvert ses portes en 1996 à Hapcheon, dans la province du Gyeongsang du Sud. Il comptait 102 occupants fin novembre 2015 mais un grand nombre de personnes sont sur la liste d’attente, sa capacité d’accueil étant limité à 110.

«Après des travaux d’agrandissement achevés en 2009, le nombre de places est passé de 80 à 110. Mais, comme le centre est classé comme une installation non agréée, il manque cruellement de personnel comme des assistants de soins», a noté un responsable du centre avant d’appeler à mettre en place un système de soutien de sorte à ce que le centre puisse prendre en charge un plus grand nombre de victimes ayant atteint un grand âge.

lsr@yna.co.kr

(FIN)