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2011/08/30 16:02 KST
Han Mija, la seule architecte sud-coréenne DPLG en France


ULSAN, 30 août (Yonhap) -- «On a l’impression que les immeubles d’habitation en Corée du Sud poussent comme des champignons sans considération de la géographie ni de l’environnement. C’est une construction de standardisation», a lancé Han Mija, la seule femme sud-coréenne à être architecte DPLG (titulaire d’un diplôme professionnel français de troisième cycle universitaire).

  
Han est la seule architecte femme parmi les huit architectes coréens qui travaillent en France. Elle a obtenu son diplôme en 2007 et habite actuellement dans la région de Champagne. Elle a d’abord travaillé pour un cabinet d’architectes italien, Ketoff, avant d’ouvrir son propre cabinet, MH Architecte, en 2009. Elle est actuellement dans son pays natal pour participer au rassemblement du Korean Women’s International Network (KOWIN) qui a lieu à Ulsan.

  
Concernant l’architecture en Corée du Sud, elle a fait remarquer que «les immeubles d’habitation dans tout le pays incluant ceux de Séoul, Ulsan et Masan se ressemblent tous et cela démontre que les architectes n’ont pas fait leur travail». «S’il y a de nombreux architectes, les immeubles offriront plus de diversité et les villes deviendront plus belles. Il faut plus d’architectes dans notre pays afin de multiplier les styles architecturaux, en harmonie avec la nature.»

Son rêve en tant qu’architecte, c’est d’intégrer la culture traditionnelle coréenne dans l’architecture française. Elle a indiqué que «la maison traditionnelle épousant la forme du caractère coréen "ㅁ", avec ses cours, représente bien l’usage de l’espace, l’esprit de prendre soin d’autrui et la tradition d’accueil des visiteurs dans la chambre d’hôte, "Sarangchae"». «Je veux construire ce genre de maison en France.»

Afin de réaliser ce rêve, elle a fait l’acquisition d’une ancienne crèche d’une surface de 230 mètres carrés avec comme objectif de la réaménager à la manière traditionnelle coréenne. Le chemin d’un jardin s’ouvre sur une cour et la porte d’entrée de la construction donne sur des bureaux.

  
Le lieu était en fait régulièrement utilisé pour des expositions d’artistes contemporains qui ont attiré de nombreux locaux et résidents coréens en France. Han a indiqué que «la Corée du Sud doit élaborer des projets d’urbanisme qui permettent aux gens de se promener librement et pour les personnes démunies et les minorités».

  
Elle a expliqué que «je ne suis pas fortunée et je suis étrangère en France mais j’ai le sentiment d’être au centre de l’action mais, malheureusement en Corée, les choses se déroulent avec les gens qui investissent dans les grandes villes». Alors qu’elle est venue pour participer à un grand rassemblement de femmes coréennes, elle souhaite «rassembler les forces des femmes coréennes à l’étranger et former un réseau afin d’améliorer la compétitivité de la Corée».

  
jhoh@yna.co.kr
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