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2010/03/24 14:50 KST
Cartoon Connection 2010, Korea-EU : "La collaboration entre la Corée et l’UE est une première nécessité"


Le président de l`Agence coréenne de promotion du commerce, Cho Hwan Eik donne son discours d`ouverture
Jeju, Corée du Sud, 24 mars (Yonhap) -- "Il faut une coopération plus étroite afin d’attaquer le marché international du film d’animation largement dominé par les Etats-Unis et le Japon", a souligné le directeur général de l’Association européenne du Film d’animation, Marc Vandeweyer.

  
Un workshop, qui a rassemblé des producteurs européens et sud-coréens de films d’animation, a été organisé sous la bannière "Cartoon Connection 2010, Korea-EU" à l’île de Jeju, en Corée du Sud, pour trois jours d’échanges bilatéraux.

  
Lors d’une conférence de presse, Marc Vandeweyer a indiqué : "Cet évènement est particulièrement prenant au vue de la participation de 40 producteurs venus de 16 pays européens. Il n’est pas comparable à l’évènement similaire qu’on a organisé en Argentine en octobre 2009. Il est à noter que l’évènement n’a pas pour objectif de vendre des films d’animations, mais plutôt de créer un réseau de coopération."

"Grâce à cet évènement, les nouveaux producteurs européens et coréens peuvent participer à des programmes de production conjoints. Etant donné que le secteur des films d’animation sud-coréen est bien connu en Europe, il faut avancer vers la prochaine étape qui est de produire conjointement avec des producteurs européens", a-t-il affirmé.

  
Vandeweyer a souligné : "Les Etats-Unis et le Japon sont tous les deux des pays très forts et c’est la raison pour laquelle la Corée du Sud a besoin d’une coopération avec nous. Il peut y avoir des points forts et des points faibles, mais la Corée du Sud est aussi un pays puissant dans le secteur et elle devrait progresser à travers des efforts communs." Il a également fait remarquer : "L’Europe a essayé de copier les produits Dreamworks ou Disney mais cette tentative a échoué. La seule solution est de créer de nouveaux produits et nous allons mettre en avant ce projet de production commun au lieu de chercher à dépasser quelqu’un d’autre."

Le vice-président de SAMG Animation, Harry Yoon, a indiqué : "L’Europe est le deuxième plus grand marché du monde derrière les Etats-Unis. Une fois présent dans un pays européen, l’expansion vers les autres pays européens devient assez facile. La coproduction avec l’Europe est plus facile qu’avec les Etats-Unis et les expériences en Europe peuvent servir pour pénétrer le marché américain." Son entreprise a réalisé quatre films d’animation avec la France.

  
Le chef de projet de Voozclub, la société qui a créé le personnage Pucca, Lee Il-ung, a fait remarquer : "Le marché européen peut faciliter également l’accès au marché sud-américain en raison de la langue espagnole. Il permet aussi de percer le marché nord-américain avec sa grande population hispanique. L’attaque du marché américain via l’Europe et l’Amérique du Sud s’avèrerait une bonne stratégie pour nous."


Lee a également précisé : "99,9 % du chiffre d’affaires de Voozclub provient des royalties de Pucca. La France représentait la majorité du chiffre d’affaires, mais actuellement 180 milliards de wons (117,80 millions d’euros) viennent du Brésil et 150 milliards de wons (98, 16 millions d’euros) de la France."

Au cours de cette première journée, les participants ont analysé le point fort du secteur des films d’animation sud-coréen, qui est son ouverture vers l’extérieur.

  
A l’inverse, la commercialisation et le marketing sont des aspects à développer pour le secteur local. Les difficultés rencontrées pour la coproduction sont aussi d’ordre culturel.

  
En réponse à ces points, le vice-président de SAMG a rappelé : "Les producteurs sud-coréens sont connus pour la qualité et leur rapidité. La Corée n’est pas comparable à l’Inde ou la Chine qui proposent des prix bas. Pour la coproduction, les entreprises préfèrent les producteurs sud-coréens."

Lee Il-ung de Voozclub a rajouté : "Il nous faudra apprendre les techniques de commercialisation des coproductions avec les Européens, car le marché intérieur est trop petit, voire inexistant, ce qui n’est pas le cas au Japon et aux Etats-Unis. Il nous faut un produit vedette qui peut nous assurer le succès."

En ce qui concerne les éléments contraignants à la coproduction, Lee a affirmé que "les différences culturelles seraient le plus grand obstacle puisqu’il y a des produits qui font rire d’un côté mais pas de l’autre, et cela pourrait entraîner des conflits avec le partenaire."

Les deux représentants des producteurs sud-coréens ont recommandé à leurs compatriotes : "Il faut une attitude plus ouverte et essayer de comprendre et persuader le partenaire", ajoutant : "il ne faut surtout pas faire de contrat inégal qui fixe une hiérarchie avec les producteurs européens."

jhoh@yna.co.kr
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