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2010/02/19 13:55 KST
(Yonhap Interview) La Zone franche économique d'Incheon (IFEZ) est entrée en phase de décollage

Incheon, 19 fév. (Yonhap) – La Zone franche économique d’Incheon (IFEZ), en Corée du Sud, est entrée dans une « phase de décollage » après avoir terminé la construction de ses infrastructures de base et attiré un grand nombre d’investisseurs, le chef de la zone commerciale spéciale a indiqué le 19 février.

  
Lors d’un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse Yonhap, Lee Heon-seok, président de l’IFEZ a affirmé que le travail mis en œuvre au cours de ces dernières années avait permis de construire une base solide pour transformer Incheon en un centre d’affaires mondial comparable à Hong-Kong et Singapour.

  
Au cours de la première étape du développement qui s’est déroulée de 2003 à 2009, un total de 26 000 milliards de wons (22,6 milliards de dollars) a été injecté dans le projet IFEZ. La zone est située à environ 40 kilomètres à l’ouest de Séoul et a attiré pas moins de 418 laboratoires ainsi que des entreprises coréennes et étrangères.

  
« Le but ultime est de faire d’Incheon la meilleure ville d’affaires de l’Asie de l'Est», a souligné M. Lee. Il a ajouté que cela était possible même si la Corée a pris un peu de retard par rapport à ses concurrents d’Asie du Sud. Il s’est montré confiant, affirmant que la ville d’Incheon pourrait rattraper les autres grands centres d’affaires de la région, voire les dépasser.

  
« Vers 2014, année où la deuxième étape actuellement en cours devrait s’achever, un total d’environ 46 000 milliards de wons pourrait être investi dans cette zone franche qui abritera 2 846 entreprises, laboratoires et écoles », a-t-il affirmé.

  
M. Lee, ancien haut fonctionnaire du ministère du Territoire, du Transport et des Affaires maritimes et qui a pris la tête de l’IFEZ en avril 2008, a fait remarquer que la zone présentait de nombreux avantages et que c’était un lieu d’investissement idéal, notamment dans ce contexte de reprise économique mondiale.

  
Le président de l’IFEZ a noté que l’avantage d’Incheon à long terme est sa situation géographique, au centre de l’Asie de l’Est et à une courte distance de vol de la Chine et du Japon, offrant donc aux entreprises qui décident de s’installer dans cette zone un accès à plus de 1,5 milliard de consommateurs.

  
Il a également mis l’accent sur les infrastructures de transport proches de la zone, comprenant des aéroports internationaux de premier plan, des ports modernes et de vastes réseaux ferroviaire et routier, ainsi que sa proximité de Séoul, tout en offrant un bassin de ressources humaines de haute qualité pour les entreprises de la région.

  
M. Lee a déclaré que l’île de Yeongjong, située dans l’IFEZ, pourrait devenir dans le futur une zone exemptée de visa. Il a souligné qu’une telle mesure permettrait de faciliter sa transformation en un centre de logistique, de tourisme et de loisirs semblable à Dubaï.

  
Il a fait savoir que des plans étaient en cours de préparation pour construire la plus grande marina de l’Asie à l’ouest de l’Aéroport international d’Incheon ainsi qu’un casino. Ces deux plans font partie de l’ambitieux projet baptisé « Yeongjong Broadway » et financé en partie par des bailleurs de fonds du Moyen-Orient, dont l’objectif est de créer un centre d’arts et spectacles dans l’IFEZ.

  
Lee Heon-seok a cependant reconnu que le manque de mesures incitatives appropriées et les restrictions administratives devraient être résolus.

  
« Comparativement à Hong-Kong, Singapour et Dubaï, les barrières administratives restent élevées et les incitations ne sont pas meilleures que celles que les autres villes proposent », a-t-il noté.

  
Il a cependant ajouté que le gouvernement et les députés sud-coréens étaient à l’écoute des demandes et disposés à améliorer les conditions.

  
Pour aller dans ce sens, des discussions sont en cours sur un projet de loi qui permettrait d’ouvrir dans la zone un hôpital en société par actions géré par une organisation étrangère, dans la mesure où un service médical de haute qualité est une condition préalable pour attirer les investisseurs, tout comme l’ouverture d’écoles réputées et la construction d’installations connexes.

  
Une école internationale s'ouvrira plus tard dans l'année et deux universités commenceront à offrir des cours cette année. Plus de 10 universités étrangères ont prévu de s’installer dans l’IFEZ d'ici à 2014.

  
M. Lee a rappelé que la restriction qui empêchait les conglomérats sud-coréens, comme Samsung, Hyundai et LG, de venir à Incheon a été levée l'année dernière. Une telle mesure pourrait provoquer un regain d'intérêt de la part des entreprises étrangères qui souhaitent faire des affaires avec des conglomérats.

  
Le responsable a également laissé entendre que des sociétés financières étrangères pourraient ouvrir des bureaux dans la zone, étant donné les progrès des discussions avec plusieurs multinationales, dont IBM, GE, Cisco, et 3M.

  
« Des accords formels avec quelques de ces grandes sociétés pourraient avoir lieu dans un proche avenir », a-t-il fait savoir.

  
Le chef de l’IFEZ a fait noter que, si la Corée du Sud dans son ensemble est réputée pour les prix élevés de ses terrains, le prix du « pyeong » (environ 3,3 mètres carrés) à Incheon était resté inférieur à 1,5 million de wons. Il a également ajouté que des écoles gratuites seraient construites.

  
En ce qui concerne l'avenir, vers la fin de la deuxième étape de développement, au moment des Jeux asiatiques qui auront lieu dans la deuxième ville portuaire du pays en 2014, la superficie totale de l’IFEZ passera de 209 actuellement à 389 kilomètres carrés, avec une population totale qui atteindra 430 000, contre seulement 60 000 l'année dernière.

  
lsr@yna.co.kr
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